Pourquoi ce blog ?
Trois semaines de crise des banlieues, nous dit-on. Ah bon. Comme si les banlieues ne connaissaient pas, avant la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, les inégalités sociales, les discriminations, les violences policières, la précarité... N'empêche. Depuis ces fameuses trois semaines, tout semble permis : l'etat d'urgence, la justice expéditive, les tabassages policiers. Les spécialistes autoproclamés des banlieues et "des jeunes issus de l'immigration" s'en donnent à cœur joie. Si ces trois semaines ont eu un seul effet positif, c'est bien celui-là : les masques sont tombés.
Le racisme (re)devient ordinaire.
Des plus hautes sphères de l'Etat aux médias complaisants, des "philosophes" de plateaux télévisés aux analystes qui n'ont jamais traversé le périph', les réflexes les plus coloniaux (re)deviennent légitimes.
Ce blog a pour objectif de répertorier toutes les manifestations de ce racisme larvé, de plus en plus sûr de lui, de plus en plus ordinaire. Il s'adresse à tous ceux et à toutes celles qui ne supportent plus les insultes orchestrées, les caricatures du quotidien, l'ignorance haineuse de ceux et celles qui entretiennent ce climat inacceptable.
Les lecteurs, les lectrices de ce blog peuvent bien sûr, contribuer à ce recensement, en envoyant déclarations, articles de presse, interviews et autres délires répertoriés ici ou là, à l'adresse :
racismeordinaire@gmail.com
L'équipe des "Chroniques du racisme ordinaire".
PS : Merci d'indiquer la source exacte et si possible le lien avec tous vos envois
Par Nabil
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La secrétaire perpétuelle de l'Académie française se lâche dans la presse russe.
Source :
Libération
Hélène Carrère d'Encausse, éminente historienne, spécialiste de l'Union soviétique et secrétaire perpétuelle de l'Académie française, a expliqué la crise des banlieues françaises à la chaîne de télévision russe NTV dans les termes suivants : «Ces gens, ils viennent directement de leurs villages africains. Or la ville de Paris et les autres villes d'Europe, ce ne sont pas des villages africains. Par exemple, tout le monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues.»
Dans cette même interview, diffusée dimanche soir, l'académicienne ajoutait que «pendant des années le gouvernement n'osait même pas appeler ces gens des "hooligans" : ce mot n'était pas autorisé. Lorsque Nicolas Sarkozy les a appelés "voyous" et "racailles", ces jeunes gens, ces chéris, ont demandé qu'il s'excuse. En France, nous avons une abominable manie des excuses».
«Oui, la télévision russe ne fait que suivre Poutine pas à pas. Mais la télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar. Nous avons des lois qui auraient pu être imaginées par Staline. Vous allez en prison si vous dites qu'il y a cinq juifs ou dix Noirs à la télévision. Les gens ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde Guerre mondiale et sur beaucoup d'autres choses. On vous juge tout de suite pour infraction. [...] Le politiquement correct de notre télévision est presque comme la censure des médias en Russie.»
Par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire
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Mercredi 30 novembre 2005
Vous le savez surement, le magazine, "Valeurs actuelles" n'est pas, par nature, l'hebdomadaire le plus tolérant... Mais ce qui a changé depuis ces trois semaines, c'est que tout semble à nouveau permis, surtout chez les proches de Nicolas Sarkozy... Cette chronique de le journaliste Catherine Ney donne la mesure... "Ceux qui ont mis le feu dans les cités étaient dans leur grande majorité de jeunes Noirs. Des mineurs d’origine africaine, souvent des Français de la première génération. Ils sont devenus majoritaires dans beaucoup de cités." (Lire ci dessous, l'intgralité de la chronique de Catherine Ney)
Pour mémoire, Valeurs actuelles est propriété du groupe Valmonde, et dirigé par Olivier Dassault. Le groupe Valmonde appartient à un autre Dassault, Serge. Sans commentaires...
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Valeurs Actuelles n° 3600 paru le 25 Novembre 2005
LE REGARD DE CATHERINE NAY
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Quand la polygamie engendre la violence
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Ceux qui ont mis le feu dans les cités étaient dans leur grande majorité de jeunes Noirs. Des mineurs d’origine africaine, souvent des Français de la première génération.
Ils sont devenus majoritaires dans beaucoup de cités. Les représentants des HLM le reconnaissent : il suffit que deux familles africaines viennent loger dans un immeuble pour que très vite les voisins demandent à déménager, et bientôt c’est tout l’immeuble qui devient un territoire africain.
Ces enfants cumulent sur leur tête l’extrême pauvreté, l’échec scolaire, un certain racisme aussi. Ils sont moins bien intégrés que les jeunes d’origine maghrébine de la troisième génération, chez qui la structure familiale est souvent plus solide. Dans ce contexte défavorable, les enfants de familles polygames sont encore plus exposés. Leurs conditions de vie engendrent la violence. Comment faire ses devoirs le soir et mener une vie normale quand on se retrouve à 18 ou 20 dans 70 mètres carrés ?
Dans cette promiscuité toujours insalubre, certains enfants mangent et dorment à tour de rôle. Ils paient le prix de la jalousie des épouses qui règlent leurs comptes à travers leurs gamins respectifs. L’image de la mère, souvent réduite au rôle d’esclave par le mari, est très dévaluée. Celle du père, c’est l’absence, alors ils préfèrent la rue, la bande est leur source d’autorité. Ils sont d’autant plus violents physiquement qu’ils peinent à s’exprimer avec des mots.
Pour avoir dit que la polygamie était l’une des causes de la récente violence dans les banlieues, Gérard Larcher, le ministre délégué à l’Emploi, et Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée, ont reçu une volée de bois vert de diverses associations et responsables politiques de gauche qui réfutent ce lien… Jusqu’à Dominique de Villepin, qui a déclaré qu’il ne fallait pas rechercher de bouc émissaire.
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30 000 familles et 500 000 personnes concernées
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Et pourtant, sur le terrain, les éducateurs sont unanimes : la polygamie et l’analphabétisme font qu’il est plus difficile à un jeune Français originaire d’Afrique noire de s’intégrer qu’à un autre. La violence devient l’exutoire de ses frustrations. Lors du vote de la loi sur l’immigration, en 2003, Pierre Cardo, député-maire de Chanteloup-les-Vignes, n’avait pas craint de faire le lien entre polygamie et violences. Un groupe de réflexion parlementaire devait être créé. Il ne l’est pas encore à ce jour.
La polygamie est contraire au droit français. C’est un délit passible de cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. En 1980, un arrêt du Conseil d’État l’autorisait pour les immigrés. Ce fut la porte ouverte à tous les abus. En 1993, voulant rectifier le tir, Charles Pasqua faisait voter une loi qui proscrivait le regroupement familial pour les polygames. Cause toujours… Cet interdit a encore droit de cité. On compte environ 30 000 familles polygames en France, soit au total 500 000 personnes.
En 1997, le maire communiste de Montreuil, Jean-Pierre Brard, proposait de limiter à six le nombre d’enfants susceptibles de bénéficier d’allocations familiales. Personne n’avait soutenu son amendement. L’an dernier, Chantal Brunel, députée du Val-de-Marne, rédigeait une proposition de loi signée par 250 parlementaires dans laquelle elle suggérait de mettre sous tutelle les prestations familiales afin que ça ne soit plus le mari qui en dispose à sa guise. Sa proposition n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour.
Interrogée récemment par une télévision américaine sur sa loi, Mme Brunel était ainsi interpellée : « Mais dites donc, François Mitterrand était bien polygame ? »
C’est dire l’image que l’on a de la France. Une question sérieuse demeure : le gouvernement veut-il lutter contre la polygamie ? En a-t-il les moyens ? |
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| Catherine Nay |
Par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire
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Mercredi 30 novembre 2005
Le député-maire UMP de Woippy (Moselle), François Grosdidier, a de nouveau dérapé à l'Assemblée nationale aujourd'hui (mercredi 30 novembre). "Ma question ne porte pas sur le racisme anti-blanc", a commencé M. Grosdidier, mais "dans ma commune lors d'un mariage sur deux, l'Hôtel de ville résonne des you-you", a-t-il lancé, prétendant poser une question sur les mariages blancs.
"Mais pour près d'un mariage sur cinq, il n'y avait que les futurs époux et les témoins, qui ne se connaissaient manifestement pas. J'ai vu des époux qui avait 40 ou 50 ans de différence, l'amour ne connaît pas la différence d'âge mais...", a poursuivi Grosdidier.
Les députés de gauche estiment que Grosdidier "a de nouveau dérapé". Dérappage, vraiment ? C'est ce même François Grosdidier qui s'est fait connaître récemment en demandant des sanctions contre des groupes de rap accusés, justement, de "dé-rappages" incitant à la haine et à la violence.
Il serait peût-être bon de rappeler à M. Grosdidier les paroles de chansons de certains chansonniers de sa famille politique, notamment Michel Sardou.
Allez jeter un œil sur de véritables incitations à la violence et à la haine : Je suis pour un texte pour la peine de mort ( "Les philosophes, les imbéciles, Parc'que ton père était débile, Te pardonneront mais pas moi. J'aurai ta tête en haut d'un mât.") ou encore Le temps des colonies ("Moi monsieur, j'ai eu la belle vie, Au temps béni des colonies. Les guerriers m'appelaient Grand Chef Au temps glorieux de l'A.O.F.)
Qui va condamner Michel Sardou ? Sûrement pas Nicolas Sarkozy... grand fan et grand ami du chanteur. Entre voisins, tout de même.
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