Selon un sondage Sofres pour Le Monde et RTL publié mercredi, les Français sont de moins en moins hostiles aux positions du Front national. Selon cette enquête, réalisée la semaine dernière auprès de 1 000 personnes et présentée dans Le Monde sous le titre "Les Français s'habituent au Front National", seuls 39% des Français jugent les thèses de M. Le Pen "inacceptables", soit 5 points de moins qu'en 2004 et 9 de moins qu'en 1997. L'article du Monde et l'intégralité des résultats du sondage sont disponibles ci-dessous ou bien ici.
On s'en doute, Jean-Marie Le Pen est ravi de cette soudaine légitimité et estime que son parti est "sur la voie du pouvoir". "Dans une certaine mesure, le gouvernement est obligé de courir après (nos) analyses puisque les événements les corroborent. Il contribue, volens nolens, à nous dédiaboliser", a-t-il déclaré.
Avis à ceux et celles qui imaginent que le politiques ultrasécuritaires et les déclarations racistes font baisser le Front National...
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Les idées du Front national s'imposent dans l'opinion
LE MONDE | 14.12.05 | 13h47 • Mis à jour le 14.12.05 | 15h01
Les idées de l'extrême droite incarnées par Jean-Marie Le Pen continuent de se banaliser. Un sondage de l'institut TNS-Sofres sur "l'image du Front national (FN) dans l'opinion", réalisé pour Le Monde et RTL après la crise des banlieues, montre que de moins en moins de Français rejettent "les positions de Jean-Marie Le Pen sur les grands problèmes".
Ils ne sont plus que 39 % à les trouver "inacceptables" en 2005, soit 5 points de moins qu'en 2004 et 9 de moins qu'en 1997. Ils préfèrent à 43 % les qualifier d'"excessives", alors qu'ils étaient 37 % à le faire l'an passé. La hausse s'élève à 6 points en un an.
De même, on observe, depuis 2002, une baisse régulière du nombre de Français qui pensent que le FN et son président "représentent un danger pour la démocratie en France" : 66 % en 2005, contre 70 % il y a trois ans.
Parallèlement à cette banalisation, le sondage montre un réel enracinement des thèmes du Front national. Près d'une personne sur quatre (24 %) se dit en effet "tout à fait d'accord" ou "assez d'accord" avec "les idées défendues par Jean-Marie Le Pen".
Un chiffre identique à celui de 2004, mais en progression de 2 points par rapport à 2003. Ce qui laisse une marge d'action au président du FN, qui a recueilli 16,9 % des suffrages au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 et 17,79 % au second.
Quand on les interroge sur les thèmes développés par Jean-Marie Le Pen, les sondés hiérarchisent toujours de la même façon leurs préférences. "La défense des valeurs traditionnelles" arrive ainsi toujours en première position (33 % d'avis favorables), "la sécurité et la justice" en deuxième (26 %).
Cependant, on note, par rapport à 2003, une diminution d'un et de deux points dans l'adhésion à ces deux sujets, tandis que d'autres ("immigrés", "critiques contre la classe politique" et "impôts") progressent d'un point.
Les avis positifs concernant la position du FN sur "la construction de l'Europe" font un bond significatif en passant de 13 % à 19 % en deux ans.
Deux thèmes ont été introduits dans le sondage mené cette année : "la situation dans les banlieues""les critiques contre le gouvernement et la majorité. Ainsi, 25 % des Français approuvent le discours du FN sur le premier, 14 % sur le second.
Le thème de la préférence nationale semble un peu moins faire recette. Si 22 % des personnes interrogées considèrent toujours que l'on "doit donner la priorité à un Français sur un immigré en situation régulière" pour les prestations sociales et 19 % en matière d'emploi, on relève une diminution de 4 et 6 points par rapport à 2003.
Dès que l'on ne mentionne plus le nom de M. Le Pen ou celui du Front national, certaines réticences tombent. Les Français se montrent beaucoup plus nombreux à approuver des affirmations qui relèvent du fonds de commerce de l'extrême droite. Ils sont ainsi 63 % à dire qu'"il y a trop d'immigrés en France (+ 4 points par rapport à 2003), 48 % pensent qu'"on ne se sent plus vraiment chez soi en France" (+ 4 points) et 45 % que "l'Europe est une menace pour l'identité de la France" (+ 10 points).
Christiane Chombeau
pour une vision décapante de l'actualité :
rendez vous sur LibreCours !
Pas d'accord.
La banalisation de Le Pen, elle vient justement de ceux qui prétendent que Sarkozy = Le Pen, alors qu'ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre.
Pendant des années, Le Pen a été quasi le seul à dénoncer certains problèmes. En proposant certes des solutions abjectes, mais quasi le seul à s'en proccuper.
Aujourd'hui, Sarkozy (qu'on l'apprécie ou pas) se saisit lui aussi des questions de sécurité et d'immigration (évidemment, il est ministre de l'Intérieur, et il veut montrer sa volonté de faire changer les choses -une fois encore, je ne porte pas ici de jugement).
Bref, Sarkozy s'attaque à certains problèmes jusqu'à présent délaissés au profit du FN, mais lui y apporte des solutions aux antipodes des vues de Le Pen :
- vote des étrangers aux élections locales ;
- financement public de mosquées ;
- discrimination positive ;
- reconnaissance officielle du culte musulman ;
- suppression de la double peine ;
- reconnaissance de la nécessité d'une politique d'immigration ;
etc.
Bref, autant de sujets majeurs sur lesquels on ne peut confondre Sarkozy et Le Pen.
Donc certes, certains peuvent bien stigmatiser ses penchants à communiquer sur tout, ou ses ambitions présidentielles ; mais de là à prétendre que Sarkozy et Le Pen défendraient les mêmes idées, je crois qu'il y a un gouffre.
Par contre, sans cette analyse, certains pourraient être tentés de se dire que si Le Pen = Sarkozy, comme Sarkozy n'est pas si terrible que ça, alors Le Pen ne doit pas non plus être dangereux.
C'est contre cet amalgame que je lutte, et ceux qui prétendent que Le Pen = Sarko ne m'aident pas du tout, bien au contraire.
Voilà, j'espère que mes propos ne portent pas à équivoque, ce n'est pas le but.
Vincent
Si Le Pen est légitimé, ne serait-ce pas parce que ceux qui le combattaient en se parant de tous les oripaux vertueux possibles se sont révélés bien pires que lui ?
Un petit résumé de ce que l\\\'on reproche aux antiracistes (au cas où, bien improbable, cela intéresserait les antiracistes de savoir pourquoi les Français se détournent d\\\'eux) :
-Ils nient les crimes et délits commis par des non-blancs sur des blancs (sos-racime, ldh ou mrap sont ainsi à présent fort connus pour refuser de porter secours à des Blancs contre des non-Blancs). Au contraire, toute plainte de racisme d\\\'un non-Blanc est immédiatement montée en épingle.
- Ils minimisent ces crimes ou délits lorsqu\\\'ils ne peuvent les nier.
- Ils les justifient, soit par la pauvreté, soit en accusant les victimes d\\\'avoir provoqué les agressions.
- Ils ne cachent pas leur joie lorsque des Blancs sont victimes, et s\\\'imaginent qu\\\'on ne les voit pas.
- Ils sont tout à coup sourds et aveugles lors des manifestations de joie de la part de non-Blancs qui célèbrent la mort de Blancs (cas célèbre, l\\\'écroulement du WTC) ou des assassins de Blancs (cas célèbres : Meurtriers des cités accueillis comme des héros).
- Ils défendent systématiquement les agresseurs s\\\'ils sont non-Blancs et leurs victimes sont Blanches.
- Lorsqu\\\'un crime d\\\'un non-Blanc sur un Blanc ne peut être nié, justifié ou minimisé, leur PREMIERE réaction est d\\\'exiger qu\\\'on ne fasse pas d\\\'amalgame (le fameux amalgame). Inversement, un crime d\\\'un Blanc sur un non-Blanc est systématiquement un odieux crime raciste signe d\\\'un racisme latent et général des Blancs.
- Ils nient les actes d\\\'incivilité des non-Blancs. Le moindre refus opposé à un non-Blanc devenant, au contraire, immédiatement une preuve de racisme.
- Ils sont verbalement agressifs. Impossible de discuter avec un antiraciste sans avoir l\\\'impression qu\\\'il va vous cracher dessus.
- Ils sont physiquement agressifs. Contredire un groupe d\\\'antiracistes est s\\\'exposer à être bousculé. Même si on est une femme enceinte. Même si on a simplement pas eu envie de signer une pétition.
- Ils crient à la censure sans arrêt, mais n\\\'ont de cesse d\\\'empêcher les autres de s\\\'exprimer (pendant les années 90, âge d\\\'or de l\\\'antiracisme, ils s\\\'en vantaient ouvertement) : Destruction de matériel électoral, refus de droit de parole dans les débats, menaces voir brutalités envers ceux qui s\\\'expriment, etc.
- Contredire des antiracistes est pour eux une preuve presque légale de racisme.
- Reprocher quelque chose à des racistes est pour eux une preuve indiscutable de racisme.
- Ils refusent à la France ou même à l\\\'occident le qualificatif de civilisation, mais l\\\'accordent avec largesse aux autres.
- Ils refusent aux Français ou même aux Occidentaux le qualificatif de peuple (mot qui dans ce contexte provoque chez les antiracistes du dégoût pas dissimulé), mais l\\\'accordent systématiquement aux autres.
- Les autres ont une culture propre, riche, profonde. Mes Franais n\\\'ont pas de culture propre et ne sont qu\\\'un amalgame de cultures d\\\'immigrés.
- les Français polluent les autres cultures. Les immigrés enrichissent la nôtre.
- Les antiracistes s\\\'opposent parfois ouvertement aux tentatives d\\\'aider à fixer les pré-immigrés dans leurs pays (y compris en améliorant leur économie), parce que la \\\"vrai raison\\\" serait qu\\\'on les refuse en France et ça c\\\'est \\\"raciste\\\".
- Les antiracistes font du testing pour piéger les méchants Blancs qui n\\\'aiment pas les gentils non-Blancs.
Ils ne font JAMAIS du testing envers les non-Blancs qui n\\\'aiment pas les Blancs (cette discrimination n\\\'est pourtant pas rare).
- Les antiracistes condamnent les Blancs qui n\\\'ont pas \\\"suffisamment\\\" d\\\'amis non-Blancs. Ils ne disent pas un mot au sujet des non-Blancs qui ne s\\\'entourent que de non-Blancs.
- Les antiracistes sont à l\\\'affut de toute remarque jugée raciste envers un non-Blanc. Les débordements de haine anti-Blancs quotidiens dans les rues les laissent totalement froids.
- Les antiracistes condamnent comme racistes tous les textes qui ne vont pas dans leur sens. Ils ne trouvent cependant rien de mal aux chansons \\\"rap\\\" appelant à la haine, le meurtre, ou le viol de Blanc(he)s.
- Les antiracistes ne défendent jamais les musulmans apostats.
Je pourrais continuer longtemps, tellement les torts des antiracistes sont nombreux et grands.
v
Quand beaucoup de partis ont sacrifié leur base électorale au profit du fonctionnement de leur appareil, il n'est pas étonnant de constater la montée d'un parti populiste et populaire tel que le FN. Longtemps diabolisé par les médias, par les libéraux sécuritaires (UMP) et la gauche libertaire libérale (PS, PC, LCR), beaucoup de français (4 millions aux dernières présidentielles) trouve dans le Front National et son programme, l'arme anti-libérale qui est l'attachement aux valeurs recentrées de la nation. Le mépris et le totalitarisme ne sont le fait que des grands partis au pouvoir depuis plus 20 ans, l'illustration actuelle est l'adoption du mini-traité européen par les députés, avec un vote défavorable des français en mai 2005 à cette politique.