Effroyable Lionel Luca

Publié le par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire

Vous ne connaissiez pas Lionel Luca ? Les Chroniques du racisme ordinaire vous donnent l'occasion de découvrir un député UMP pas comme les autres, ou plutôt très comme les autres... Sarkozyste de la première heure, cet élu des Alpes martimes a estimé que sans «la colonisation, ni Léon Bertrand ni Azouz Begag ne seraient ministres de la République française». Une manière de répondre à ces ministres qui ont osé demander l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005, qui glorifie la colonisation française.

Lionnel Luca avait déjà remarqué - avec sa finesse habituelle -  la semaine dernière que «ceux qui aux Antilles font toute sorte d'amalgames avec l'esclavage ne crachent pas sur le RMI des anciens colonisateurs !».

Pour lire l'article de Libération, cliquez ici ou bien rendez vous ci dessous...

L'ami Lionel Luca n'en est pas à sa première : on retrouve sa trace sur le site du MNR, dans des initiatives communes avec Bruno Mégret, ou encore dans toutes les propositions de loi visant à réduire l'accession à la nationalité française (ici).  Il déclarait
également en 1997 que « la seule façon d’empêcher la récidive des crimes sexuels est la peine de mort ». (propos repris par le quotidien l'Humanité)

Il est même signataire d'une proposition visant à rétablir la peine de mort : c'est , sur le site de l'Assemblée nationale.


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Colonies: un député UMP tacle les ministres trop bronzés

Chirac, de son côté, propose l'instauration d'une journée du souvenir.

par Vanessa SCHNEIDER
QUOTIDIEN : mardi 13 décembre 2005


Jacques Chirac n'en finit pas d'essayer d'éteindre la polémique née de l'initiative du groupe UMP qui a fait voter, en février, une loi louant le «rôle positif» de la «présence française» outre-mer. Après avoir annoncé vendredi la création d'une mission confiée à Jean-Louis Debré, le président de la République se prononce aujourd'hui dans le Parisien pour l'instauration d'une «journée du souvenir» pour les descendants d'esclaves. Rappelant que la France a été «le premier pays au monde, et à ce jour le seul, à reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité», le chef de l'Etat admet, dans une réponse aux lecteurs du journal, que la question de l'esclavage est vécue «comme une blessure identitaire» chez «beaucoup de nos compatriotes, notamment d'outre-mer».

«Blessure». Les propos du député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, ne les apaiseront pas. Hier, ce dernier a franchi un cap supplémentaire en affirmant que sans «la colonisation, ni Léon Bertrand ni Azouz Begag ne seraient ministres de la République française». Une réponse à ces deux ministres, guyanais et beur, qui ont réclamé l'abrogation du fameux article 4 de la loi du 23 février 2005. Lionnel Luca s'était déjà illustré la semaine dernière dans Libération en s'étonnant que «ceux qui aux Antilles font toute sorte d'amalgames avec l'esclavage ne crachent pas sur le RMI des anciens colonisateurs !». Souhaitant que la France «arrête de se déchirer sur son passé pour pouvoir relever les défis d'aujourd'hui», il a expliqué hier que «l'article 4 ne saurait être modifié qu'à la condition expresse que toutes les parties prenantes y soient associées, en particulier les associations de rapatriés et de harkis à qui il est temps de donner la parole».

Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, fils d'Algérien, avait, le matin même sur RTL, souhaité «à titre personnel», l'abrogation de l'article qu'il considère comme «une blessure». Son collègue Léon Bertrand, ministre du Tourisme, s'était exprimé dans le même sens à la sortie du Conseil des ministres mercredi dernier. Alors que le gouvernement cherche une issue législative pour calmer la colère aux Antilles sans obliger les parlementaires UMP à se déjuger de façon trop voyante, le parti de Nicolas Sarkozy n'a pas jugé utile de se désolidariser des propos de Lionnel Luca. Lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP, sa porte-parole, Valérie Pécresse, a préféré s'en prendre à la gauche en soulignant que la demande d'abrogation des socialistes était «avant tout une initiative polémique et opportuniste».

Meeting. La gauche n'entend pas pour autant désarmer : le porte-parole du PS, Julien Dray, a souhaité hier que tous les partisans de l'abrogation de la mention légale du «rôle positif» de la colonisation parviennent «à une démarche unitaire». Il a ainsi évoqué l'organisation de «meeting» ou de «déclaration commune». «On peut admettre une erreur. L'erreur est humaine, mais persévérer est diabolique».


Publié dans Racisme ordinaire

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akkad 26/04/2012 18:11


c'est quand meme extraordinaire qu'un depute naturalise français de pere roumain ouvrier communiste puisse parler comme cela...c'est comme son compere cope de son vrai nom coppeck de pere roumain
et de mere algerienne vivant avec une marocaine puisse tenir ces commentaires sur les etrangers

Henry 04/07/2011 20:03



La souffrance des uns et des autres algeriens et pieds noirs et reels, il faut avoir la sagesse de tourner la page et de regarder l'avenir mais de grace ne laissons pas ces hommes politiques
fairent de la surenchere mediatique sur nos memoires.Que Lionel Lucas arrete avec son "cinema" lui qui est ne en 1954 (date du debut de la guerre d'Algerie) ne de parents roumains persecutes et
acceuillis par la mere patrie et naturalise en 1958.



Chris 11/03/2011 09:40



En tout cas, Si Mr Luca était raciscte et xénophobe, il ne se battrait pas autant qu il le fait pour le Tibet. Merci, Mr Luca !


Je rappelle que le Tibet a été envahit par la Chine, et le parti communiste chinois mène un génocide des tibétains et de la culture tibétaine depuis plus de 60 ans dans l indifférence des médias
nationaux et internationaux, car leur dirigeants et les médias donnent trop d importance aux Yuans de la Chine .


 



Pouffier 30/05/2010 09:22



Quand le 2 avril 1957, mon régiment le 35 eme d'infanterie se faisait massacrer au Djebel Driss, Monsieur Luca avait 3 ans....alors l'Algérie, il sait de quoi il parle....Monsieur Luca , comme
tout homme de droite, veut que l'on raconte l(histoire comme il l'entend, à sens unique, et donne aux cinéastes le droit de faire des fims, a condition qu'ils soient faits comme il l'entend.


J'ai 76 ans, et des décorations plein une boite, mais moi, en Algérie J'AI VU, et les anciens combattants qui manifestent à Cannes n'ont fait honte....d'accord il y avait deux parties, pas plus
reluisantes l'une que l'autre, les faits sont ce qu'ils sont, et donner la vision "Algérienne" des massacres de Sétif, est un droit, que comme beaucoup de droits, Monsieur Luca veut abroger.



CALVO GARCIA 27/05/2010 10:38



Enfin une insompnie qui m'a permis de découvrir à la radio cette nuit en rediffusion quelqu'un que je ne connaissais pas : Lionnel Luca ... enfin un homme qui dit la vérité et qui contrairement à
un grand nombre de français de métropole, ne crache pas de venin sur la colonisation ni sur les pied noirs ! je n 'en revenais pas ... j'ai 65 ans et depuis la date de notre exode où pour nous il
n'y avait ni mains tendues ni ''cellules psychologiques '' personne n'a osé défendre notre histoire. Personne n'a ''colonisé'' au vrai sens du terme un pays où il n'y avait que du désert, des
cailloux et ceux qui ont loué les terres, défriché travaillé, sué, n'avaient nullement l'idée de coloniser quoi que ce soit. Si la France était restée chez elle, en Algérie, il y aurait eu moins
de misère, moins de douleur de part et d'autre. Les Pieds Noirs n'étaient pas les ennemis des Arabes, notre fraternité était réelle et si la France avait appliqué les mêmes lois sociales
pour tous il n'y aurait jamais eu de FLN ni l'OAS ! D'ailleurs la plupart des Algériens qui travaillaient dans les terres pour des Pied Noirs, ont suivi leurs maîtres en France !! Curieux, non ?


Révisez votre histoire messieurs ...


Pour nous il n'y avait aucun parti pour nous défendre en Algérie vivaient des nantis et beaucouo beaucoup de familles modestes dont je suis. La France m'écoeure lorsque je repense à notre
souffrance, à notre arrivée en france je n'avais que 20 ans et je n'oublierai jamais ces honteux ''porteurs de valises'' qui n'auraient jamais porté les nôtres, les vraies.


Un patron de bar nous a refusé un repas à notre descente du bateau


Nous étions cinq : mes parents, mes soeurs et moi. Nous n'avons rien dit, nous n'avons pas alerté '' SOS machin chose '' nous avons dignement tourné nos talons et nous sommes dirigés vers une
boulangerie pour prendre un peu de pain! Mon père était ouvrier et de sensibilité communiste, je peux vous dire que depuis comme 90 % des Pieds Noirs nous avons vomi tout ce qui venait de gauche
et du gaullisme qui était plus à gauche que tous ...


Voilà.


Merci M. Luca enfin j'ai entendu une infime partie de ce que je voudrais entendre plus souvent ...