Georges Frêche, ses anciens... et ses nouveaux amis

Publié le par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire

La nouvelle forme de racisme légitime qu'est en train d'inventer une partie de la classe politique et intellectuelle française n'est malheureusment pas réservée à la seule UMP. Georges Frêche, ancien maire (PS) de Montpellier, aujourd'hui président du Conseil régional Languedoc Roussillon s'est payé le luxe d'entonner un chant colonial en pleine séance du Conseil, avec la bénédiction des élus du Front National... C'est ce que rapporte Le Monde dans un compte-rendu hallucinant de la séance du 30 novembre. (Lire l'intégralité de l'article ci-dessous)

Pour mémoire, vous trouverez ici les paroles de "C'est nous les Africains", chanson chère à Georges Frêche, pour vous donner la mesure du racisme nauséabond du personnage...

En 1998, lorsque l'ancien président de région Jacques Blanc se fait élire avec les voix du Front National (le même Jean-Claude Martinez que dans l'article), Georges Frêche dénonce, à juste titre, le rapprochement entre la droite et l'extrême-droite... et propose de faire renommer la rue où siège le Conseil en "rue de Vichy".

En 2005, qui proposera de renommer cette avenue "rue du massacre de Sétif" ou "Boulevard du 17 octobre 1961" ? Sûrement pas la direction du Parti socialiste, qui n'a pas réagi à cette énième sortie de son président de Conseil régional... ni ses alliés (verts, PCF) de la majorité à la Région, qui continueront à soutenir le bonhomme...


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Quand M. Frêche entonne un chant colonial


LE MONDE | 01.12.05 | 15h40
Le conseil régional de Languedoc-Roussillon était en pleine discussion sur son budget, mercredi 30 novembre, lorsque Georges Frêche a prisla parole. Le président socialiste de la région a l'habitude de faire connaître ses avis, iconoclastes ou brutaux, sur à peu près tous les sujets. Cette fois, revenant sur le débat parlementaire de la veille qui avait opposé les socialistes à l'UMP sur "le rôle positif de la colonisation française" (Le Monde des 30 novembre et 1er décembre), M. Frêche a lancé : "Il est juste de reconnaître le rôle positif de la présence française en Algérie." Puis il a développé : "La colonisation, je veux bien qu'on la condamne. Mais on s'acharne sur rien du tout. Si je suis d'accord pour stigmatiser les gros colons, je salue le très bon boulot des instituteurs en Afrique du Nord." Qualifiant de "gugusses du PS qui font une opération politicienne" les parlementaires montés au créneau pour faire abroger l'article de loi, M. Frêche a dû faire face au "grand malaise" de ses amis socialistes. Et a essuyé une bronca des élus communistes et Verts réclamant une suspension de séance.
Profitant de l'interruption, M. Frêche entonna alors à tue-tête, du haut de son perchoir régional, le chant colonial C'est nous les Africains qui revenons de loin, repris en chœœur par quelques élus du Front national. A la fin du couplet, le leader régional du FN, Jean-Claude Martinez, applaudit : "Bravo Frêche! Et s'ils te virent, tu sais que tu as toujours une bonne soupe de côté au FN." Au déjeuner, M. Frêche a pris à partie le porte-parole du groupe communiste, Jean-Louis Bousquet : "Tu as eu raison de réagir comme cela. A ta place, j'aurais fait pareil. Mais moi, tu comprends, je ne suis pas à Nantes  [comme le président du groupe PS de l'Assemblée nationale, le député et maire Jean-Marc Ayrault], où il n'y a pas l'ombre d'un rapatrié. Ici, à Montpellier, c'est eux qui font les élections."

François Martin-Ruiz

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SEVESTRE 28/01/2007 11:39

Scandalisée par le matraquage médiatique indiquant que Georges Freche est raciste . D'abord posons nous la question : ou est le racisme ? Dans la rue , dans les bars, dans les discussions entre amis . Bien entendu les discours officiels, hypocrites et électoralistes clament l'amour du prochain et la mixité . Je suis aussi pour la mixité mais je suis contre le surnombre d'un côté ou de l'autre et le problème s'il demeure est la religion , il est aussi le nombre . Si les hommes politiques avaient le courage de parler franc comme Georges Frèche, Lepen serait à 10 % maximum . Malheureusement le peuple a peur et ne fait pas confiance à ceux qui se taisent et se réfugient dans les extrèmes . Georges Frèche n'est pas raciste mais réaliste et ils sont peu nombreux ceux là . Il a aidé au maximum les populations dites en difficulté mais que faut il faire encore pour qu'ils nous dominent.

eric 28/01/2007 00:24

Une décision rare et qui ne touche pas n'importe qui. George Frêche est ce qu'on appelle un "baron" régional, un homme très influent, membre fondateur du Parti Socialiste il y a 35 ans. Autant de raisons qui expliquent le temps mis par le PS pour sanctionner ce spécialiste des dérapages verbaux

Johnywk 21/04/2006 03:10


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doud 07/12/2005 00:26

ca s'appelle du negationnisme. l'esclavage aussi avait-il des cotes positifs a ne pas oublier? Faut arreter les jugements en histoire ne se divisent pas en bien et mal, positif et negatif. et surtout pas cpmme directive d'etat!

hdp 05/12/2005 19:13

C'est vrai il y a va un peu fort, mais au fond il n'a pas tort. La colonisation a eu du bon. Il suffit de voir la triste évolution de certains pays, dont Haiti, décolonisé depuis 200 ans, ou du Congo belge, l'un des pays potentiellement les plus riches de la planète.
Ce sont les abus des révisionnistes de gauche qui ont voulu blâmer absolument la colonisation, qui amènent des réactions comme celles-ci.
Faisons un bilan objectif et serein de ces phénomènes complexes !