Valeurs actuelles, le racisme hebdomadaire

Publié le par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire

Vous le savez surement, le magazine, "Valeurs actuelles" n'est pas, par nature, l'hebdomadaire le plus tolérant... Mais ce qui a changé depuis ces trois semaines, c'est que tout semble à nouveau permis, surtout chez les proches de Nicolas Sarkozy... Cette chronique de le journaliste Catherine Ney donne la mesure...  "Ceux qui ont mis le feu dans les cités étaient dans leur grande majorité de jeunes Noirs. Des mineurs d’origine africaine, souvent des Français de la première génération. Ils sont devenus majoritaires dans beaucoup de cités."  (Lire ci dessous, l'intgralité de la chronique de Catherine Ney)

Pour mémoire, Valeurs actuelles est propriété du groupe Valmonde, et dirigé par Olivier Dassault. Le groupe Valmonde appartient à un autre Dassault, Serge. Sans commentaires...

--------------------------------------------------


Valeurs Actuelles n° 3600 paru le 25 Novembre 2005

LE REGARD DE CATHERINE NAY

Quand la polygamie engendre la violence
Ceux qui ont mis le feu dans les cités étaient dans leur grande majorité de jeunes Noirs. Des mineurs d’origine africaine, souvent des Français de la première génération.
Ils sont devenus majoritaires dans beaucoup de cités. Les représentants des HLM le reconnaissent : il suffit que deux familles africaines viennent loger dans un immeuble pour que très vite les voisins demandent à déménager, et bientôt c’est tout l’immeuble qui devient un territoire africain.
Ces enfants cumulent sur leur tête l’extrême pauvreté, l’échec scolaire, un certain racisme aussi. Ils sont moins bien intégrés que les jeunes d’origine maghrébine de la troisième génération, chez qui la structure familiale est souvent plus solide. Dans ce contexte défavorable, les enfants de familles polygames sont encore plus exposés. Leurs conditions de vie engendrent la violence. Comment faire ses devoirs le soir et mener une vie normale quand on se retrouve à 18 ou 20 dans 70 mètres carrés ?
Dans cette promiscuité toujours insalubre, certains enfants mangent et dorment à tour de rôle. Ils paient le prix de la jalousie des épouses qui règlent leurs comptes à travers leurs gamins respectifs. L’image de la mère, souvent réduite au rôle d’esclave par le mari, est très dévaluée. Celle du père, c’est l’absence, alors ils préfèrent la rue, la bande est leur source d’autorité. Ils sont d’autant plus violents physiquement qu’ils peinent à s’exprimer avec des mots.
Pour avoir dit que la polygamie était l’une des causes de la récente violence dans les banlieues, Gérard Larcher, le ministre délégué à l’Emploi, et Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l’Assemblée, ont reçu une volée de bois vert de diverses associations et responsables politiques de gauche qui réfutent ce lien… Jusqu’à Dominique de Villepin, qui a déclaré qu’il ne fallait pas rechercher de bouc émissaire.

30 000 familles et 500 000 personnes concernées
Et pourtant, sur le terrain, les éducateurs sont unanimes : la polygamie et l’analphabétisme font qu’il est plus difficile à un jeune Français originaire d’Afrique noire de s’intégrer qu’à un autre. La violence devient l’exutoire de ses frustrations. Lors du vote de la loi sur l’immigration, en 2003, Pierre Cardo, député-maire de Chanteloup-les-Vignes, n’avait pas craint de faire le lien entre polygamie et violences. Un groupe de réflexion parlementaire devait être créé. Il ne l’est pas encore à ce jour.
La polygamie est contraire au droit français. C’est un délit passible de cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. En 1980, un arrêt du Conseil d’État l’autorisait pour les immigrés. Ce fut la porte ouverte à tous les abus. En 1993, voulant rectifier le tir, Charles Pasqua faisait voter une loi qui proscrivait le regroupement familial pour les polygames. Cause toujours… Cet interdit a encore droit de cité. On compte environ 30 000 familles polygames en France, soit au total 500 000 personnes.
En 1997, le maire communiste de Montreuil, Jean-Pierre Brard, proposait de limiter à six le nombre d’enfants susceptibles de bénéficier d’allocations familiales. Personne n’avait soutenu son amendement. L’an dernier, Chantal Brunel, députée du Val-de-Marne, rédigeait une proposition de loi signée par 250 parlementaires dans laquelle elle suggérait de mettre sous tutelle les prestations familiales afin que ça ne soit plus le mari qui en dispose à sa guise. Sa proposition n’a toujours pas été inscrite à l’ordre du jour.
Interrogée récemment par une télévision américaine sur sa loi, Mme Brunel était ainsi interpellée : « Mais dites donc, François Mitterrand était bien polygame ? »
C’est dire l’image que l’on a de la France. Une question sérieuse demeure : le gouvernement veut-il lutter contre la polygamie ? En a-t-il les moyens ?

Catherine Nay

Publié dans Racisme ordinaire

Commenter cet article

rufus 30/12/2008 12:16

Ce sont des faits ! uniquement des faits , faciles a voir pour qui ne vit pas dans les chimeresIl n'y a aucun racisme la dedans

Pk 09/08/2007 13:17

Entre temps Cathérine Ney est devenu le biographe officiel de Sarkozy. Dassault S, c'est aussi Figaro... S'il y avait 300 000 familles polygames Nicolas Sarkozy aurai perdu les élections en 2007. La CAF na jamais détecter des connerie de la voix du nord et journaux qui accuse les immigrés d'être la faute de tout nos problèmes en France.

une philanthrope 02/01/2007 23:26

je suis une fois de plus attristée et déçue de voir du racisme de la part des gens qui dénoncent ce même racisme ... dire les choses comme elles sont ce n'est pas être raciste, c'est juste dire les choses comme elles sont.
comment des gens qui ne comprennent pas ca et ne respectent pas eux-mêmes les autres peuvent-ils se plaindre d'un manque de respect et de racisme dans l'autre sens ?
usez de vos cellules grises ...
 

Max 28/04/2006 21:52

Le lien en entier :http://www.lavoixdunord.fr/vdn/journaldossier/societe/violences/0511174.phtml

Max 28/04/2006 21:50

Les 30 000 familles polygames en France coûtent au contribuable français entre 150 et 300 millions d'euros par an (1 à 2 milliards de francs).Source : la Voix du Nord http://www.lavoixdunord.fr/vdn/journal/dossier/societe/violences/0511174.phtml