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Mardi 6 décembre 2005
Thème chronique de la droite extrémiste : "les mauvais Français". Le député UMP Jean-Paul Garraud, par ailleurs ancien président du Tribunal de grande instance de Paris a proposé de déchoir de leur nationalité française les étrangers naturalisés reconnus coupables pour "des faits graves" lors des évènements dans les banlieues. Argument de campagne favori de Jean-Marie Le Pen, le fait de déchoir des étrangers de leur nationalité revient périodiquement.

L'effet d'annonce, le 9 novembre, n'a pas été suivi : à ce jour aucune proposition de loi n'a été déposée, ni par Jean-Paul Garraud, ni par un autre député. Mais ce député, qui se veut proche de Nicolas Sarkozy, est un digne représentant de la droite de la droite de l'UMP (et en ce moment, c'est difficile de faire plus).

Car ce M. Gararud est aussi créateur du délit d'
"atteinte à la dignité de la France et de l’Etat" , une proposition de loi que vous pouvez retrouver sur le site de l'Assemblée nationale.

Alors pour mémoire, retrouvez ces déclarations ici (et ci-dessous) et un très bon dossier sur le député Jean-Paul  "Maréchal, nous voilà" Garraud sur le site de la Ligue des droits de l'homme de Toulon.

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Nouvelobs.com, 9 novembre 2005

Certains émeutiers déchus de leur nationalité ?


Le député UMP Jean-Paul Garraud et Jean-Marie Le Pen sont partisans de déchoir les émeutiers étrangers naturalisés français de leur nationalité.
L e député UMP Jean-Paul Garraud a annoncé mercredi 9 novembre le dépôt prochain d'une proposition de loi visant à donner la possibilité aux tribunaux de "déchoir de la nationalité française" les étrangers naturalisés reconnus coupables pour "des faits graves" dans les violences urbaines.
"Les délinquants qui participent à la guérilla urbaine actuelle cherchent par des objectifs précis à détruire la Nation française. Ils expriment aussi par ces violences leur rejet de la France", a affirmé dans un communiqué Jean-Paul Garraud.
Pour le député de Gironde et ancien président du TGI de Paris, "il est plus que jamais nécessaire de donner la possibilité aux tribunaux de déchoir de la nationalité française les étrangers qui l'on acquise, si leur culpabilité est reconnue pour des faits graves ayant démontré leur volonté de porter atteinte aux valeurs de la République".
"Les voyous ne s'attaquent pas qu'à des biens matériels. Ils visent à travers eux les symboles de notre culture, les fondements de la nation française. Ces comportements s'apparentent à du fascisme culturel", a-t-il poursuivi.
"Quand des écoles, des crèches ou des livres brûlent c'est un peu de notre civilisation qui part en fumée", a ajouté Jean-Paul Garraud.

Comme Le Pen

Le chef du FN Jean-Marie Le Pen a lui aussi préconisé mercredi que les jeunes issus de l'immigration qui prennent part aux violences urbaines en France soient déchus de leur nationalité, dans un entretien à la BBC.
"Nous devons retirer la nationalité française à ceux qui sont identifiés comme ayant pris part à ces émeutes" , a dit le président du Front National, qui les a qualifiés de "Français de papier".
"La loi française autorise à retirer la nationalité à ceux qui n'en sont pas dignes. (...) Nous allons leur retirer la nationalité, à eux, pas à leurs grands-parents", a déclaré M. Le Pen, dont les propos étaient traduits en anglais.
A la journaliste qui lui faisait valoir que ces jeunes étaient nés en France et que leurs grands-parents étaient venus d'Algérie, Jean-Marie Le Pen a rétorqué, faisant référence à l'exode des Français d'Algérie après l'indépendance: "Il y a eu un million et demi de Français qui sont nés en Algérie et cela n'a pas empêché les Algériens de les rejeter à la mer".
"Si leurs parents et grands-parents sont venus en France pensant que c'était un Eldorado et si leurs petits-enfants estiment qu'il n'y a pas d'opportunités, ils peuvent toujours retourner dans leur pays d'origine", a-t-il ajouté. "Ce sont des 'Français de papier'", a-t-il dit. "Je ne crois pas avoir entendu que ces jeunes cherchent réellement un travail. Pour travailler, il faut vouloir chercher un emploi. Beaucoup d'entre eux, pas tous, sont très contents de vivre d'allocations sociales, de l'économie souterraine, du trafic de drogue", a-t-il dit.

Par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire - Publié dans : Racisme ordinaire
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Mardi 6 décembre 2005
" C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne [...] Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! "

Charles de Gaulle

Entretien du 5 mars 1959 rapporté par Alain Peyrefitte in C’était De Gaulle, tome 1, Fallois éd., 1994.
Par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire - Publié dans : Pour ne pas oublier
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Mardi 6 décembre 2005
"Qui de nous deux
Inspire l'autre
Qui de nous deux
Speed l'autre
Speed l'autre"
(Mathieu Chédid)

Pour Nicolas Sarkozy, Alain Finkielkraut fait "honneur à l'intelligence française". Pas très étonnant de la part du "président autoproclamé des banlieues" de trouver dans les élucubrations racistes d'Alain Finkielkraut une source d'inspiration intellectuelle pour son action politique... Même si, en ce moment, il est parfois difficile de savoir qui inspire qui...


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Retrouvez les déclarations du minstre de l'intérieur sur le Nouvelobs.com et ci-dessous :

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a défendu dimanche 4 décembre l'intellectuel français Alain Finkielkraut, dont les propos avaient suscité une vive polémique après une interview à un quotidien israélien sur les émeutes en banlieue, faisait "honneur à l'intelligence française".
"M. Finkielkraut est un intellectuel qui fait honneur à l'intelligence française et s'il y a tant de personnes qui le critiquent, c'est peut-être parce qu'il dit des choses justes", a jugé Nicolas Sarkozy au grand jury RTL-LCI-Le Figaro.
"Lui ne se croit pas obligé de défendre cette pensée unique qui n'a eu comme seul résultat de porter le Front national à 24%", a poursuivi le ministre. "Voilà le seul résultat de tous ces bien-pensants qui vivent dans un salon entre le café de Flore et le boulevard Saint-Germain, et qui s'étonnent que la France leur ressemble si peu", a-t-il poursuivi.

Par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire - Publié dans : Les (mes)aventures d'Alain F.
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Vendredi 2 décembre 2005
La nouvelle forme de racisme légitime qu'est en train d'inventer une partie de la classe politique et intellectuelle française n'est malheureusment pas réservée à la seule UMP. Georges Frêche, ancien maire (PS) de Montpellier, aujourd'hui président du Conseil régional Languedoc Roussillon s'est payé le luxe d'entonner un chant colonial en pleine séance du Conseil, avec la bénédiction des élus du Front National... C'est ce que rapporte Le Monde dans un compte-rendu hallucinant de la séance du 30 novembre. (Lire l'intégralité de l'article ci-dessous)

Pour mémoire, vous trouverez ici les paroles de "C'est nous les Africains", chanson chère à Georges Frêche, pour vous donner la mesure du racisme nauséabond du personnage...

En 1998, lorsque l'ancien président de région Jacques Blanc se fait élire avec les voix du Front National (le même Jean-Claude Martinez que dans l'article), Georges Frêche dénonce, à juste titre, le rapprochement entre la droite et l'extrême-droite... et propose de faire renommer la rue où siège le Conseil en "rue de Vichy".

En 2005, qui proposera de renommer cette avenue "rue du massacre de Sétif" ou "Boulevard du 17 octobre 1961" ? Sûrement pas la direction du Parti socialiste, qui n'a pas réagi à cette énième sortie de son président de Conseil régional... ni ses alliés (verts, PCF) de la majorité à la Région, qui continueront à soutenir le bonhomme...


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Quand M. Frêche entonne un chant colonial


LE MONDE | 01.12.05 | 15h40
Le conseil régional de Languedoc-Roussillon était en pleine discussion sur son budget, mercredi 30 novembre, lorsque Georges Frêche a prisla parole. Le président socialiste de la région a l'habitude de faire connaître ses avis, iconoclastes ou brutaux, sur à peu près tous les sujets. Cette fois, revenant sur le débat parlementaire de la veille qui avait opposé les socialistes à l'UMP sur "le rôle positif de la colonisation française" (Le Monde des 30 novembre et 1er décembre), M. Frêche a lancé : "Il est juste de reconnaître le rôle positif de la présence française en Algérie." Puis il a développé : "La colonisation, je veux bien qu'on la condamne. Mais on s'acharne sur rien du tout. Si je suis d'accord pour stigmatiser les gros colons, je salue le très bon boulot des instituteurs en Afrique du Nord." Qualifiant de "gugusses du PS qui font une opération politicienne" les parlementaires montés au créneau pour faire abroger l'article de loi, M. Frêche a dû faire face au "grand malaise" de ses amis socialistes. Et a essuyé une bronca des élus communistes et Verts réclamant une suspension de séance.
Profitant de l'interruption, M. Frêche entonna alors à tue-tête, du haut de son perchoir régional, le chant colonial C'est nous les Africains qui revenons de loin, repris en chœœur par quelques élus du Front national. A la fin du couplet, le leader régional du FN, Jean-Claude Martinez, applaudit : "Bravo Frêche! Et s'ils te virent, tu sais que tu as toujours une bonne soupe de côté au FN." Au déjeuner, M. Frêche a pris à partie le porte-parole du groupe communiste, Jean-Louis Bousquet : "Tu as eu raison de réagir comme cela. A ta place, j'aurais fait pareil. Mais moi, tu comprends, je ne suis pas à Nantes  [comme le président du groupe PS de l'Assemblée nationale, le député et maire Jean-Marc Ayrault], où il n'y a pas l'ombre d'un rapatrié. Ici, à Montpellier, c'est eux qui font les élections."

François Martin-Ruiz
Par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire - Publié dans : Racisme ordinaire
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Mercredi 30 novembre 2005
Le député-maire UMP de Woippy (Moselle), François Grosdidier, a de nouveau dérapé à l'Assemblée nationale aujourd'hui (mercredi 30 novembre) "Ma question ne porte pas sur le racisme anti-blanc", a commencé M. Grosdidier, mais "dans ma commune lors d'un mariage sur deux, l'Hôtel de ville résonne des you-you", a-t-il lancé, prétendant poser une question sur les mariages blancs.

"Mais pour près d'un mariage sur cinq, il n'y avait que les futurs époux et les témoins, qui ne se connaissaient manifestement pas. J'ai vu des époux qui avait 40 ou 50 ans de différence, l'amour ne connaît pas la différence d'âge mais...", a poursuivi Grosdidier.

Les députés de gauche estiment que Grosdidier "a de nouveau dérapé". Dérappage, vraiment ? C'est ce même François Grosdidier qui s'est fait connaître récemment en demandant des sanctions contre des groupes de rap accusés, justement,  de "dé-rappages" incitant à la haine et à la violence.

Il serait peût-être bon de rappeler à M. Grosdidier les paroles de chansons de certains chansonniers de sa famille politique, notamment Michel Sardou.

Allez jeter un œil sur de véritables incitations à la violence et à la haine : Je suis pour un texte pour la peine de mort
( "Les philosophes, les imbéciles, Parc'que ton père était débile, Te pardonneront mais pas moi. J'aurai ta tête en haut d'un mât.") ou encore Le temps des colonies  ("Moi monsieur, j'ai eu la belle vie, Au temps béni des colonies. Les guerriers m'appelaient Grand Chef Au temps glorieux de l'A.O.F.)

Qui va condamner Michel Sardou ? Sûrement pas Nicolas Sarkozy... grand fan et grand ami du chanteur. Entre voisins, tout de même.



Par L'équipe des chroniques du racisme ordinaire - Publié dans : Racisme ordinaire
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